Les changements climatiques constituent aujourd’hui l’un des défis majeurs auxquels la planète est confrontée, malgré les efforts entrepris au niveau international pour limiter le réchauffement mondial à moins de 2 °C d’ici 2100. Les pays les plus vulnérables sont les pays en développement, et tout particulièrement les Pays les Moins Avancés (PMA), avec des impacts marqués sur les établissements humains, la sécurité alimentaire et les ressources en eau. Or, les PMA disposent de ressources limitées pour faire face à des catastrophes naturelles de plus en plus fréquentes et intenses telles que les sécheresses, les inondations, les vents violents et les orages, dont les effets sont déjà récurrents dans plusieurs régions.
Cette situation appelle donc un renforcement des efforts d’adaptation aux changements climatiques, notamment dans les PMA.
Consciente de ces enjeux, la Conférence des Parties (COP16), tenue à Cancún (Mexique) en 2010, a institué, par la décision 1/CP.16, le processus d’élaboration et de mise en œuvre des Plans Nationaux d’Adaptation (PNA). Cette décision a ensuite été opérationnalisée lors de la COP17 à Durban (Afrique du Sud, 2011) et de la COP18 à Doha (Qatar, 2012), notamment à travers l’adoption des lignes directrices proposées par le Groupe d’experts des PMA.
Les Plans Nationaux d’Adaptation visent principalement à :
réduire la vulnérabilité des pays face aux effets des changements climatiques en renforçant leurs capacités d’adaptation et leur résilience ;
faciliter l’intégration cohérente de l’adaptation aux changements climatiques dans les politiques, programmes et stratégies de développement.
Le Bénin a élaboré et soumis son PNA à la Convention en 2022 afin de prévenir et limiter les conséquences négatives des changements climatiques sur son développement. En 2025, la mise en œuvre du PNA du Bénin a fait l’objet d’une évaluation à mi-parcours (2022 – mi-2025). Globalement, le taux de mise en œuvre a été estimé à 23,37 % (IISD, 2026). Conformément aux orientations de la CCNUCC, le PNA doit être actualisé tous les quatre ans.
Dans ce cadre, il est indispensable :
d’identifier les lacunes des arrangements institutionnels ;
de clarifier les rôles et responsabilités des acteurs ;
de renforcer la coordination entre secteurs et parties prenantes.
Un atelier national de lancement permettra notamment :
de faire le point sur l’état de mise en œuvre du PNA ;
de discuter des défis de coordination ;
de formuler un plan d’action précisant les rôles et responsabilités des différents acteurs.
Le secteur du tourisme constitue également au Bénin un secteur particulièrement vulnérable aux changements climatiques :
érosion côtière ;
submersion et inondations ;
vagues de chaleur ;
dégradation des écosystèmes et du patrimoine naturel.
Cela exige une intégration renforcée des risques climatiques dans :
la planification ;
l’investissement ;
la gestion des sites et services touristiques.
Dans ce contexte, la présente mission vise à recruter un(e) expert(e) en adaptation du secteur du tourisme au changement climatique chargé(e) :
d’analyser les risques climatiques et la vulnérabilité des destinations, infrastructures et chaînes de valeur touristiques ;
d’identifier et prioriser des mesures d’adaptation intégrables au PNA actualisé ;
de proposer des solutions opérationnelles de résilience et de diversification.
L’Expert(e) national(e) travaillera sous :
la supervision générale du Représentant résident par intérim de la FAO ;
la supervision du Chargé de programme de la FAO.
Il/elle exercera ses fonctions :
sous la coordination de l’Unité de gestion du projet de la FAO (FAO-PMU) ;
en étroite concertation avec les structures nationales impliquées dans le processus du PNA, notamment :
DGEC/MCVT ;
CTPNA ;
CNCC ;
CM ;
ainsi qu’avec le dispositif de pilotage du projet.
Appuyer l’actualisation du PNA du Bénin à travers :
une analyse sectorielle approfondie du secteur du tourisme ;
l’évaluation des risques climatiques et vulnérabilités ;
l’élaboration d’un portefeuille d’actions d’adaptation priorisées et opérationnelles alignées sur les politiques nationales.
Faire une revue des documents clés :
PNA actuel ;
PNA sectoriels ;
politiques et stratégies touristiques ;
plans de développement touristique ;
études sectorielles ;
données hydro-météorologiques pertinentes ;
rapports et évaluations disponibles.
Élaborer une note méthodologique comprenant :
approche d’analyse des risques ;
outils méthodologiques ;
plan de travail ;
chronogramme.
Participer aux réunions de cadrage avec l’équipe projet.
Caractériser les aléas climatiques pertinents et leurs impacts sur :
les actifs touristiques ;
les services ;
les populations dépendantes du secteur.
Analyser :
l’exposition ;
la vulnérabilité ;
les capacités institutionnelles, techniques et financières.
Identifier les lacunes et besoins :
données et suivi ;
normes ;
gouvernance ;
capacités ;
financement ;
dispositifs d’alerte et de gestion des crises.
Réaliser un inventaire des options d’adaptation et de résilience :
solutions techniques ;
mesures d’aménagement ;
instruments économiques et réglementaires ;
renforcement des capacités.
Assurer une priorisation participative des mesures.
Élaborer des fiches-actions détaillées comprenant :
objectifs ;
activités ;
localisation ;
calendrier ;
acteurs ;
coûts indicatifs ;
indicateurs ;
risques et mesures d’atténuation.
Identifier :
les opportunités de financement ;
les pistes de mobilisation des ressources.
Appuyer l’organisation et l’animation des ateliers ;
Produire les supports de présentation ;
Restituer les résultats ;
Intégrer les commentaires ;
Finaliser les livrables.
Master ou équivalent en :
tourisme ;
économie du tourisme ;
gestion ;
géographie ;
environnement/climat ;
ou domaine équivalent.
Au moins 5 ans d’expérience dans :